Des millions d’¨¦leveurs pastoraux pourront compter sur un nouveau p?le de connaissances en ligne qui leur permettra de faire entendre leur voix dans les d¨¦bats internationaux de politique et ¨¤ partager de pr¨¦cieuses informations visant ¨¤ am¨¦liorer leurs moyens de subsistance agricoles, a annonc¨¦ l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ().
La – lanc¨¦e lundi par la FAO, l’Union europ¨¦enne, l’Allemagne et d’autres partenaires ¨C permettra aux ¨¦leveurs nomades de se mettre en r¨¦seau et de discuter de th¨¨mes comme les innovations agricoles ou les r¨¦glementations fonci¨¨res et de trouver des solutions communes ¨¤ des enjeux communs.
? Les ¨¦leveurs produisent de la nourriture dans les environnements les plus rudes du globe. Et pourtant, leurs pr¨¦occupations ne sont gu¨¨re entendues par la communaut¨¦ internationale ?, d¨¦clare Helena Semedo, Directrice g¨¦n¨¦rale adjointe de la FAO. ? Ce p?le est une plateforme primordiale pour les aider ¨¤ projeter leur voix, ¨¤ partager leur savoir et ¨¤ infl¨¦chir les d¨¦bats de politique ?.
La plateforme offre ¨¦galement une base de donn¨¦es de recherche sur le pastoralisme qui ne cesse de se d¨¦velopper, des contacts pour un r¨¦seau mondial de repr¨¦sentants pastoraux et des forums de discussion destin¨¦s aux r¨¦seaux d’¨¦leveurs et les institutions partenaires.
Elle comporte en outre un m¨¦canisme permettant aux communaut¨¦s pastorales de nommer et de choisir des repr¨¦sentants aux forums mondiaux tels que le Comit¨¦ de la s¨¦curit¨¦ alimentaire mondiale.
Sept r¨¦unions r¨¦gionales avec des r¨¦seaux d’¨¦leveurs se d¨¦roulent jusqu’en octobre 2015 pour d¨¦velopper l’initiative.
Les centaines de millions d’¨¦leveurs qui g¨¨rent les parcours du monde entier d¨¦pendent d’un pr¨¦cieux bagage de savoirs traditionnels et de mobilit¨¦ pour survivre aux environnements les plus rudes de la plan¨¨te.
En tant qu’importants producteurs de b¨¦tail, de viande, de lait, de poil et de peaux, dans de nombreux pays ils produisent plus de la moiti¨¦ du PIB agricole.
L’¨¦levage sur les parcours offre de pr¨¦cieux avantages aux ¨¦cosyst¨¨mes, notamment pour aider ¨¤ recycler des plantes dans le sol fertile et ¨¤ lutter contre la prolif¨¦ration de buissons et de mauvaises herbes.
Parmi les exemples plus connus de soci¨¦t¨¦s pastorales figurent les B¨¦douins d’Afrique du Nord et de la P¨¦ninsule arabique, les Maasai d’Afrique de l’Est, les Navajos d’Am¨¦rique du Nord, les Sherpas du N¨¦pal et le peuple Sami de Scandinavie.
Malgr¨¦ leur importance pour la production vivri¨¨re et les ¨¦cosyst¨¨mes, les ¨¦leveurs pastoraux ont toujours ¨¦t¨¦ marginalis¨¦s dans les prises de d¨¦cision portant notamment sur la r¨¦duction des parcours et l’interruption de leurs itin¨¦raires nomades, qui p¨¨sent sur leurs conditions de vie et moyens d’existence.
Ils ont fr¨¦quemment fait l’objet de tentatives de modifier leur mode de vie et ont souvent du mal ¨¤ acc¨¦der aux services de sant¨¦ et aux ¨¦coles.
Les ¨¦leveurs pastoraux sont encore mal repr¨¦sent¨¦s au sein des processus d¨¦cisionnels des institutions de haut niveau telles que les Nations Unies et de leur propres gouvernements nationaux.
La Plateforme f¨¦d¨¨re des institutions partenaires telles que l’Union africaine, l’Union europ¨¦enne, le Fonds international pour le d¨¦veloppement agricole, l’Union internationale pour la conservation de la nature, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (), la Banque mondiale et des ONG ainsi que des groupes d’¨¦leveurs de la soci¨¦t¨¦ civile.
Ces organisations peuvent partager leurs travaux et ressources sur le pastoralisme et se concerter activement avec les r¨¦seaux pastoraux.