28 mai 2015 ¨C A l’occasion d’une r¨¦union du Conseil ¨¦conomique et social des Nations Unies (ECOSOC) sur le r?le des partenariats dans la r¨¦alisation du programme de d¨¦veloppement pour l’apr¨¨s-2015, plusieurs hauts responsables de l’Organisation et des Etats membres ont mis l’accent jeudi sur la r¨¦cente r¨¦ponse ¨¤ la crise d’Ebola en Afrique de l’Ouest, soulignant le r?le des partenariats pour renforcer la capacit¨¦ des syst¨¨mes de sant¨¦ locaux.
Dans son discours d’ouverture, le Pr¨¦sident de l’ECOSOC, Martin Sajdik, a rappel¨¦ que 2015 ¨¦tait une ann¨¦e charni¨¨re, ¨¤ mi-chemin entre les Objectifs du Mill¨¦naire pour le d¨¦veloppement (OMD) et le futur programme de d¨¦veloppement pour l’apr¨¨s-2015.
Pour mettre en ?uvre ce futur programme, a-t-il estim¨¦, les partenariats entre acteurs multiples, y compris le monde des affaires, les fondations, la soci¨¦t¨¦ civile et le milieu universitaire, ont un r?le essentiel ¨¤ jouer.
Prenant la parole ¨¤ la suite de M. Sajdik, l’ancien Pr¨¦sident des ?tats-Unis Bill Clinton a centr¨¦ son discours sur les partenariats en mati¨¨re de sant¨¦, en particulier pour le renforcement des syst¨¨mes de sant¨¦.
M. Clinton, dont la fondation ? Clinton Fondation ? travaille depuis plusieurs ann¨¦es avec le Lib¨¦ria, o¨´ les infrastructures de sant¨¦ ¨¦taient d¨¦j¨¤ fragiles avant le d¨¦clenchement de l’¨¦pid¨¦mie d’Ebola, a d¨¦clar¨¦ que la situation actuelle ¨¦tait d¨¦sormais pire que pr¨¦c¨¦demment en mati¨¨re de solidit¨¦ des secteurs de sant¨¦.
Il convient d¨¦sormais pour le Lib¨¦ria et les pays touch¨¦s par l’¨¦pid¨¦mie d’Ebola de passer de la r¨¦action d’urgence ¨¤ la mise en place de structures de sant¨¦ pr¨ºtes ¨¤ faire face ¨¤ ce genre de situation sur le long terme, a poursuivi M. Clinton, ajoutant que tous les autres pays en d¨¦veloppement du continent africain devaient ¨¦galement emprunter cette voie.
Pour ce faire, parall¨¨lement ¨¤ l’obtention de fonds sp¨¦cifiques et de l’aide publique au d¨¦veloppement, le Pr¨¦sident Clinton a insist¨¦ sur l’importance des partenariats, comme dans le cadre de sa Fondation, afin de r¨¦duire la d¨¦pendance de ces pays ¨¤ l’aide sur le long terme et renforcer les syst¨¨mes de sant¨¦ existant.
L’ancien Pr¨¦sident a notamment pris l’exemple d’un vaste programme de construction de centres de sant¨¦ et de formation du personnel m¨¦dical que m¨¨ne actuellement la ? Clinton Health Acces Initiative ? au Rwanda, avec le soutien de donateurs.
Dans le cadre de ce programme de partenariat sous l’¨¦gide de sa Fondation, a-t-il salu¨¦, le seul centre r¨¦gional de prise en charge des patients atteints de cancer en Afrique australe a pu ¨ºtre construit.
Egalement pr¨¦sent ¨¤ la r¨¦union, le Vice-Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral de l’ONU, Jan Eliasson, a soulign¨¦ que la complexit¨¦ des crises modernes, telles que l’¨¦pid¨¦mie d’Ebola, rend n¨¦cessaire les initiatives sous forme de partenariat impliquant divers acteurs.
? Une chose est claire : aucune entit¨¦ unique ¨C aucune nation ou organisation ¨C ne peut r¨¦soudre ces probl¨¨mes ¨¤ elle toute seule ?, a-t-il d¨¦clar¨¦.
? Je crois qu’un nouveau mod¨¨le pour la r¨¦solution des probl¨¨mes est n¨¦cessaire dans le monde d’aujourd’hui. Nous devons placer les probl¨¨mes au centre de la sc¨¨ne et mobiliser tous les acteurs pour parvenir ¨¤ un changement efficace. Nous devons passer de l’approche verticale et compartiment¨¦e, ¨¤ l’approche horizontale et transversale ?, a poursuivi le Vice-Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral.
En cette ann¨¦e 2015, marqu¨¦e par la Conf¨¦rence internationale pour le financement du d¨¦veloppement ¨¤ Addis-Abeba en juillet, l’adoption du futur programme de d¨¦veloppement pour l’apr¨¨s-2015 ¨¤ New York en septembre et la conclusion d’un futur accord sur le climat ¨¤ Paris en d¨¦cembre, les partenariats sont une ressource vitale, a insist¨¦ M. Eliasson, tout en pr¨¦cisant qu’ils ne peuvent fonctionner efficacement que s’ils sont ? transparents, inclusifs et responsables de leurs actes ?.