6 juillet 2015 ¨C Face aux pr¨¦occupations majeures suscit¨¦es par les ¨¦pid¨¦mies de chol¨¦ra en cours ou anticip¨¦es au Soudan du Sud, en Tanzanie, au N¨¦pal et au Y¨¦men, l’Organisation mondiale de la ³§²¹²Ô³Ù¨¦ () a pr¨¦conis¨¦ lundi l’utilisation de vaccins administrables par voie orale comme un moyen efficace de lutter contre la propagation de la maladie.
? L’utilisation de vaccins antichol¨¦riques oraux se r¨¦v¨¨le ¨ºtre un outil efficace pour contr?ler les ¨¦pid¨¦mies de chol¨¦ra ?, a d¨¦clar¨¦ l’OMS dans un communiqu¨¦ de presse rendu public ¨¤ Gen¨¨ve.
A ce titre, l’agence de l’ONU a annonc¨¦ que des programmes de vaccination ont ¨¦t¨¦ mis en ?uvre pour cibler les communaut¨¦s ¨¤ risque au Soudan du Sud et en Tanzanie, o¨´ de nouveaux foyers de chol¨¦ra ont fait leur apparition en raison de l’ins¨¦curit¨¦ et des d¨¦placements de population.
? Au Y¨¦men, en proie ¨¤ la guerre, et au N¨¦pal, ravag¨¦ par le tremblement de terre, l’OMS collabore avec les autorit¨¦s nationales et les partenaires sur le terrain pour se pr¨¦parer ¨¤ d’¨¦ventuelles ¨¦pid¨¦mies de chol¨¦ra, ainsi qu’¨¤ des ¨¦pid¨¦mies de diarrh¨¦e aigu? li¨¦e ¨¤ l’eau ?, a poursuivi l’OMS.
Le chol¨¦ra est une infection intestinale aigu? provoqu¨¦e par l’ingestion d’aliments ou d’eau contamin¨¦s par le bacille Vibrio cholerae. Cette maladie, dont la p¨¦riode d’incubation n’exc¨¨de pas cinq jours, produit une ent¨¦rotoxine provoquant une diarrh¨¦e aqueuse abondante et des vomissements chez la plupart des patients. Le chol¨¦ra peut rapidement conduire ¨¤ une d¨¦shydratation s¨¦v¨¨re et ¨¤ la mort, s’il n’est pas imm¨¦diatement trait¨¦.
L’OMS et ses partenaires tentent actuellement de juguler les ¨¦pid¨¦mies de chol¨¦ra au moyen de programmes d’am¨¦lioration de la qualit¨¦ de l’eau et des pratiques d’assainissement, de l’utilisation de vaccins antichol¨¦riques oraux, ainsi que d’une surveillance am¨¦lior¨¦e et d’une plus grande sensibilisation des communaut¨¦s quant ¨¤ la mani¨¨re de contr?ler la maladie.
Le groupe de travail de l’OMS ‘Task Force on Cholera Control’ vise par ailleurs ¨¤ renforcer la coop¨¦ration internationale et la coordination entre partenaires de sant¨¦ dans trois des principales situations qui offrent un terrain favorable ¨¤ la maladie : les situations end¨¦miques, o¨´ la maladie est enracin¨¦e au sein des communaut¨¦s, comme c’est le cas dans certaines r¨¦gions de la R¨¦publique d¨¦mocratique du Congo ; les flamb¨¦es soudaines, durant lesquelles une r¨¦ponse instantan¨¦e par la vaccination est jug¨¦e plus efficace, comme en Guin¨¦e et au Malawi ; et les crises humanitaires, telles que l’¨¦pid¨¦mie survenue au Soudan du Sud fin 2013 ou l’¨¦pid¨¦mie actuelle en Tanzanie, o¨´ des milliers de personnes d¨¦plac¨¦es par les combats au Burundi voisin ont ¨¦t¨¦ vaccin¨¦es avec succ¨¨s contre la maladie.
? Contr?ler efficacement une maladie signifie r¨¦duire le nombre de nouveaux cas ¨¤ z¨¦ro dans certaines zones pr¨¦d¨¦finies gr?ce ¨¤ des efforts cibl¨¦s ?, a expliqu¨¦ l’OMS.
Un stock international cr¨¦¨¦ en 2013 et financ¨¦ par la Bill and Melinda Gates Foundation, la ELMA Vaccines and Immunization Foundation, l’aide humanitaire et la protection civile de l’Union europ¨¦enne (ECHO), la Margaret A. Cargill Foundation et l’Agence des Etats-Unis pour le d¨¦veloppement international (USAID) avait initialement permis de rassembler 2 millions de doses de vaccin.
En 2015, gr?ce ¨¤ l’obtention de financements suppl¨¦mentaires, l’OMS estime que le nombre de doses disponibles devrait atteindre les 3 millions.
Depuis la cr¨¦ation de ce stock, environ 2 millions de doses de vaccins antichol¨¦riques oraux ont ¨¦t¨¦ distribu¨¦es, ce qui a notamment permis de mettre fin ¨¤ l’¨¦pid¨¦mie de chol¨¦ra au Soudan du Sud en 2014, s’est f¨¦licit¨¦ l’OMS.