25 novembre 2015 ¨C La temp¨¦rature moyenne ¨¤ la surface du globe, en 2015, devrait ¨ºtre la plus ¨¦lev¨¦e jamais constat¨¦e et franchira sans doute le seuil, aussi symbolique que significatif, que constitue un r¨¦chauffement de 1 degr¨¦ Celsius par rapport ¨¤ l¡¯¨¦poque pr¨¦industrielle, selon une ¨¦tude de l¡¯Organisation m¨¦t¨¦orologique mondiale (OMM) publi¨¦e mercredi.
Cette ¨¦tude est publi¨¦e alors que le Sommet de Paris sur le climat (COP21) doit s¡¯ouvrir le 30 novembre avec la participation du Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral de l¡¯ONU, Ban Ki-moon, et de dizaines de chefs d¡¯Etat et de gouvernement.
D¡¯apr¨¨s une estimation pr¨¦liminaire portant sur la p¨¦riode janvier¨Coctobre 2015, la temp¨¦rature moyenne en surface pour les dix premiers mois de l¡¯ann¨¦e pr¨¦sente une anomalie positive de quelque 0,73 degr¨¦ Celsius par rapport ¨¤ la normale calcul¨¦e pour la p¨¦riode 1961-1990 (14,0 degr¨¦ Celsius), soit environ 1 degr¨¦ Celsius de plus que durant les ann¨¦es 1880-1899 de l¡¯¨¨re pr¨¦industrielle.
L¡¯ann¨¦e 2015 est en passe d¡¯¨ºtre la plus chaude qu¡¯aient connue l¡¯Am¨¦rique du Sud et l¡¯Asie (comparable ¨¤ 2007 dans ce dernier cas), tandis que pour l¡¯Afrique et l¡¯Europe, elle se classerait au deuxi¨¨me rang des plus chaudes.
Par ailleurs, les ann¨¦es 2011 ¨¤ 2015 repr¨¦sentent la p¨¦riode de cinq ans la plus chaude jamais enregistr¨¦e, de nombreux ph¨¦nom¨¨nes m¨¦t¨¦orologiques extr¨ºmes ¨C en particulier les vagues de chaleur ¨C ¨¦tant influenc¨¦s par le changement climatique.
L¡¯OMM a effectu¨¦ une analyse sur cinq ans car elle r¨¦v¨¨le une tendance ¨¤ plus long terme de l¡¯¨¦volution du climat que le rapport annuel.
Selon l¡¯agence onusienne, cette situation r¨¦sulte des effets conjugu¨¦s d¡¯un puissant ¨¦pisode El Ni?o et du r¨¦chauffement climatique caus¨¦ par les activit¨¦s humaines.
L¡¯¨¦pisode El Ni?o ne cesse de gagner en intensit¨¦. ? Ce ph¨¦nom¨¨ne influe sur les r¨¦gimes m¨¦t¨¦orologiques dans de nombreuses r¨¦gions du monde et explique la chaleur exceptionnelle que nous avons connue en octobre. Il devrait continuer de r¨¦chauffer la plan¨¨te jusqu¡¯en 2016 ?, a d¨¦clar¨¦ le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral de l¡¯OMM, Michel Jarraud.
Quant aux concentrations de gaz ¨¤ effet de serre dans l¡¯atmosph¨¨re, elles ont atteint de nouveaux pics. Au printemps bor¨¦al 2015, pour la premi¨¨re fois, la teneur de l¡¯atmosph¨¨re en CO2 a franchi la barre des 400 parties par million en moyenne mondiale.
? Il est possible de limiter les ¨¦missions de gaz ¨¤ effet de serre, qui sont ¨¤ l¡¯origine du changement climatique. Nous disposons des connaissances et des outils n¨¦cessaires pour agir. Nous avons le choix, ce qui ne sera pas le cas des g¨¦n¨¦rations futures ?, a affirm¨¦ M. Jarraud.