A l’occasion de la Journ¨¦e internationale du bonheur qui est c¨¦l¨¦br¨¦e chaque ann¨¦e le 20 mars, la Vice-Secr¨¦taire g¨¦n¨¦rale de l’ONU, Amina J. Mohammed, a appel¨¦ la communaut¨¦ internationale ¨¤ renouveler son engagement de continuer ¨¤ b?tir des soci¨¦t¨¦s plus justes et ¨¦gales afin d’accro?tre le bonheur et le bien-¨ºtre des gens dans le monde entier.

? Les Nations Unies ont toujours exist¨¦ pour promouvoir et assurer le bien-¨ºtre et le bonheur de tous les peuples ?, a soulign¨¦ Mme Mohammed dans une d¨¦claration, rappelant que cet engagement s’est encore renforc¨¦ en 2011, lorsque l’Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale des Nations Unies a adopt¨¦ la °ù¨¦²õ´Ç±ô³Ü³Ù¾±´Ç²Ô intitul¨¦e ‘Bonheur: vers une approche holistique du d¨¦veloppement’.

? La °ù¨¦²õ´Ç±ô³Ü³Ù¾±´Ç²Ô reconnaissait que le produit int¨¦rieur brut n’¨¦tait pas con?u et ne refl¨¨te pas ad¨¦quatement le bien-¨ºtre et le bonheur des gens dans un pays donn¨¦. En bref, elle souligne la n¨¦cessit¨¦ de reconna?tre des indicateurs de bien-¨ºtre et de sources de bonheur qui vont au-del¨¤ des indicateurs ¨¦conomiques ?, a-t-elle dit.

Pour Mme Mohammed, le monde a besoin d’approches plus inclusives, ¨¦quitables et ¨¦quilibr¨¦es pour le d¨¦veloppement qui favorisent la durabilit¨¦, l’¨¦radication de la pauvret¨¦, le bonheur et le bien-¨ºtre de tous les peuples.

? Dans la poursuite d’une telle approche, de nombreux pays se sont efforc¨¦s d’¨¦laborer des mesures plus larges de progr¨¨s, souvent ¨¤ travers des consultations publiques, des commissions parlementaires et des efforts pour d¨¦velopper de nouveaux indicateurs et une meilleure compr¨¦hension du bien-¨ºtre ?, s’est f¨¦licit¨¦e la Vice-Secr¨¦taire g¨¦n¨¦rale qui tout en reconnaissant et saluant ces efforts, a encourag¨¦ les autres gouvernements, en consultation avec les parties prenantes concern¨¦es, ¨¤ poursuivre des efforts similaires.

Dans son message, Mme Mohammed a tenu soulign¨¦ que les gouvernements ont le devoir d’assurer les conditions minimales de bonheur pour tous les peuples, la poursuite de la croissance ¨¦conomique seule a un impact n¨¦gatif sur le bien-¨ºtre humain, peut entra?ner des in¨¦galit¨¦s croissantes et une d¨¦gradation de l’environnement et que le but du d¨¦veloppement est d’accro?tre le bien-¨ºtre des gens mais pas ¨¤ tout prix.

Pour la Vice-secr¨¦taire g¨¦n¨¦rale, le monde doit ¨¦galement tirer parti des enseignements de la science du bien-¨ºtre et aussi penser ¨¤ ¨¦tablir des alliances avec le secteur priv¨¦. ? N’oublions pas que le bonheur est bon pour les entreprises et les travailleurs heureux sont plus productifs ?, a-t-elle rappel¨¦.

? Le bien-¨ºtre ne d¨¦pend pas uniquement du revenu. Les gens sont plus heureux quand ils ont la s¨¦curit¨¦ personnelle et d’emploi, lorsqu’ils jouissent de la libert¨¦ d’expression, lorsque l’environnement est propre, lorsqu’ils ont de solides relations familiales, fond¨¦es sur la solidarit¨¦ interg¨¦n¨¦rationnelle, lorsqu’ils ont un r¨¦seau d’amis de confiance ?, a pr¨¦cis¨¦ Mme Mohammed. ? Ces besoins humains peuvent ¨ºtre combl¨¦s dans des soci¨¦t¨¦s o¨´ les gens sont habilit¨¦s ¨¤ poursuivre leurs propres objectifs qui garantissent leur bien-¨ºtre personnel – dans des soci¨¦t¨¦s inclusives et ¨¦galitaires et o¨´ les droits de l’homme sont choy¨¦s et respect¨¦s ?, a-t-elle ajout¨¦.

La Vice-secr¨¦taire g¨¦n¨¦rale a conclu en rappelant que le Programme de d¨¦veloppement durable ¨¤ l’horizon 2030 reconna?t que la lutte contre la pauvret¨¦ doit aller de pair avec des strat¨¦gies qui favorisent la croissance ¨¦conomique et r¨¦pondent ¨¤ une s¨¦rie de besoins sociaux, notamment l’¨¦ducation, la sant¨¦, la protection sociale et les possibilit¨¦s d’emploi.