22 avril 2017 ¨C L’Organisation des Nations Unies (ONU) et la Banque mondiale ont sign¨¦ samedi ¨¤ Washington un nouvel accord de partenariat ax¨¦ sur le renforcement de la r¨¦silience pour les personnes les plus vuln¨¦rables en r¨¦duisant la pauvret¨¦, en promouvant la prosp¨¦rit¨¦ partag¨¦e, en renfor?ant la s¨¦curit¨¦ alimentaire et en soutenant la paix dans les situations touch¨¦es par des crises.
L’accord a ¨¦t¨¦ sign¨¦ par le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral des Nations Unies, Ant¨®nio Guterres, et le Pr¨¦sident du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, ¨¤ l’occasion des R¨¦unions de printemps de la Banque mondiale et du FMI qui se tiennent dans la capitale am¨¦ricaine du 21 au 23 avril.
Dans une d¨¦claration commune, l’ONU et la Banque mondiale ont soulign¨¦ que ce nouvel accord vient en r¨¦ponse aux appels mondiaux pour que les deux institutions collaborent plus ¨¦troitement sur la pr¨¦vention et la r¨¦duction des besoins, des risques et de la vuln¨¦rabilit¨¦ alors que le monde est confront¨¦ ¨¤ une mont¨¦e de conflits violents.
? Les co?ts humains et ¨¦conomiques des conflits sont massifs, affectant la stabilit¨¦ ¨¤ long terme et les perspectives de d¨¦veloppement ¨¦conomique et de r¨¦duction de la pauvret¨¦ ?, ont d¨¦clar¨¦ l’ONU et la Banque mondiale.
Les conflits violents repr¨¦sentent 80% des co?ts des besoins humanitaires et l’ONU estime que 22,1 milliards de dollars sont n¨¦cessaires en 2017 pour l’aide humanitaire, soit une forte augmentation par rapport aux 9 milliards de dollars qui ¨¦taient n¨¦cessaires il y a seulement 5 ans.
Dans le cadre de cet accord, l’ONU et la Banque mondiale travailleront de mani¨¨re compl¨¦mentaire pour r¨¦duire les risques multidimensionnels de crise et aider ¨¤ pr¨¦venir les conflits violents et d¨¦velopper des analyses et des outils conjoints pour des solutions plus efficaces. A travers ce partenariat, les deux organisations coordonneront l’appui ¨¤ la lutte contre les crises prolong¨¦es, y compris les d¨¦placements forc¨¦s, et augmenteront l’impact en optimisant les financements.
? L’accord s’appuie sur pr¨¨s d’une d¨¦cennie d’efforts pour renforcer notre collaboration dans les situations touch¨¦es par la crise, en mettant ¨¤ jour un accord-cadre ant¨¦rieur sign¨¦ en 2008 ?, ont pr¨¦cis¨¦ les deux organisations. ? Il refl¨¨te les d¨¦veloppements intervenus depuis lors, y compris les engagements pris lors du Sommet humanitaire mondial en mai demandant une ? nouvelle fa?on de travailler ? qui met l’accent sur ? la r¨¦ponse aux besoins ? et ? la r¨¦duction des besoins, des risques et de la vuln¨¦rabilit¨¦ ? ?.
Reconnaissant que les Nations Unies et la Banque mondiale ont des avantages et des mandats comparatifs diff¨¦rents, le nouvel accord d¨¦crit les principes directeurs. Ces principes garantissent que les efforts collectifs englobent les dimensions d¨¦veloppementales, humanitaires, politiques, de s¨¦curit¨¦, de consolidation de la paix, de droits de l’homme, ¨¦conomiques et sociales, dans le but d’avancer des solutions int¨¦gr¨¦es en fonction des besoins de chaque pays.
L’accord note ¨¦galement l’importance d’aligner et d’exploiter les ressources financi¨¨res, en faisant davantage gr?ce ¨¤ des r¨¦ponses op¨¦rationnelles innovantes ax¨¦es sur les donn¨¦es. Pour faire avancer ce travail, les deux organisations se concentreront sur la r¨¦silience dans diverses situations.
Il s’agit notamment de situations o¨´ il existe un risque de conflit violent ou de conflit en cours, des situations avec des niveaux ¨¦lev¨¦s de d¨¦placement forc¨¦; des situations prolong¨¦es et post-crise et lorsque les changements climatiques et les catastrophes naturelles affectent ces situations.