La Journée internationale de la coopération policière, célébrée le 7 septembre, met en lumière le r?le essentiel de la collaboration policière internationale dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la justice.
Elle reflète l'engagement commun du système des Nations Unies, d'INTERPOL, des ?tats Membres, des organisations régionales et de leurs partenaires en faveur d'une action policière efficace, coordonnée et respectueuse des droits de l'homme.
Comment protéger les plus vulnérables ?
Les réfugiés, les migrants, les personnes déplacées dans leur propre pays, les femmes, les enfants et les communautés marginalisées sont souvent les premières victimes de la criminalité transnationale, notamment de la traite des êtres humains, des violences fondées sur le genre, de l'exploitation en ligne, de la fraude financière et du trafic de migrants.
Pour les protéger, il est essentiel de renforcer l'échange d'informations, la coordination opérationnelle, le développement des capacités et l'appui aux ?tats Membres afin qu'ils puissent mettre en place des réponses policières efficaces et responsables. Ces actions contribuent à identifier et protéger les victimes, tout en perturbant les réseaux criminels transnationaux.
Renforcer la confiance et la légitimité
Les capacités opérationnelles, à elles seules, ne suffisent pas. La confiance du public dans l'intégrité, l'équité et le professionnalisme des institutions policières est indispensable à une action efficace.
Les groupes vulnérables peuvent éprouver de la méfiance envers les autorités, en raison d'expériences passées, de discriminations per?ues ou d'un accès limité à la justice.

Pour répondre à ces défis, il est essentiel de promouvoir des approches inclusives, responsables et axées sur les communautés. Cela passe notamment par des pratiques policières attentives aux questions de genre, fondées sur les droits humains et centrées sur les personnes, conformément aux normes internationales et aux principes des Nations Unies.
? Le contexte mondial actuel accentue les vulnérabilités dans de nombreuses régions du monde. La confiance envers les institutions publiques est mise à rude épreuve ?, souligne Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint aux opérations de paix.
? Dans ces circonstances, une action policière légitime constitue plus que jamais un pilier essentiel de la coopération policière internationale. ?
La coopération au c?ur de la Police des Nations Unies
La Police des Nations Unies incarne cette coopération en réunissant des policiers détachés par les services de police nationaux du monde entier.
Aujourd'hui, plus de 7 500 policiers des Nations Unies sont autorisés à servir au sein de 14 missions et bureaux régionaux, tandis que les femmes occupent environ 40 % des postes de direction au sein de la Police des Nations Unies.
? Pour la Police des Nations Unies, la coopération est au c?ur de notre mission ?, affirme Faisal Shahkar, Conseiller pour la Police des Nations Unies.
En travaillant aux c?tés des services de police nationaux, d'INTERPOL, des organisations régionales, du système des Nations Unies et d'autres partenaires, la Police des Nations Unies contribue à coordonner les réponses aux menaces transfrontalières, à renforcer les capacités nationales, à instaurer la confiance et à protéger les populations les plus exposées aux risques.



