Un événement intitulé ? Reconstruire en toute sécurité : le r?le de l’action antimines dans la reconstruction urbaine ?, qui a exploré la vaste différence entre le déminage en milieu rural et en milieu urbain, s’est tenu en marge du Forum de la jeunesse de l’ECOSOC au Siège des Nations Unies à New York, le 16 avril.
Le Représentant permanent adjoint de l'Azerba?djan auprès de l'ONU a déclaré que son pays est l'un des plus touchés par la contamination par les mines, comptant plus de 3 500 victimes en 30 ans de conflit. Derrière ces chiffres, a-t-il affirmé, se cachent des histoires qui affectent des communautés, des vies et des foyers.
Un autre intervenant, Richard Boulter, Chef de la conception, du soutien opérationnel et de la supervision au sein du Service de la lutte antimines (蘑菇视频MAS), a comparé le déminage en milieu rural à ? chercher une aiguille dans une botte de foin ?, tandis que le déminage en milieu urbain s’apparente à ? chercher une aiguille dans une botte de foin les yeux bandés ?.
M. Boulter a fait observer que les communautés touchées par les mines se retrouvent isolées de toute aide extérieure tant que les mines n'ont pas été dépolluées. En particulier dans les zones urbaines, la fenêtre d'opportunité pour agir est très étroite, car les habitants souhaitent rentrer chez eux et tenter de reprendre le cours de leur vie.

Une fois le retour effectué, a-t-il précisé, la nature même des opérations de déminage devient encore plus complexe.
? Il n’existe encore aucune technologie capable de pénétrer efficacement des décombres denses pour identifier les risques liés aux explosifs ?, a fait observer M. Boulter. Par conséquent, les débris des b?timents effondrés doivent être déblayés avant que les opérations de déminage ne puissent débuter.
Concluant sur une note positive, il a souligné que ? tout n’est pas sans espoir ?. Avec une assistance suffisante, les zones urbaines peuvent être déminées et les habitants peuvent reprendre le cours de leur vie.
Lorsqu'un responsable de groupe de jeunes, présent dans l'assistance, a demandé ce que leurs groupes pouvaient faire pour apporter leur aide, M. Boulter a répondu : ? Tout repose sur le fait de faire du bruit et de sensibiliser les gouvernements au problème. Car tout est une question d'argent. Certes, le déminage et la sensibilisation co?tent cher, mais les gouvernements aussi. Les politiciens doivent être convaincus que le déminage constitue une priorité pour eux. ?



